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21-05-2012
 
 
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                             Législatives / Marie-Françoise Bechtel

 

: « Je viens pour m'implanter »

Publié le mardi 20 mars 2012 à 08H43 - Vu 235 fois


Selon la candidate : « Jean-Pierre Chevènement, est un homme  qui était et qui reste en avance sur son temps. »

Selon la candidate : « Jean-Pierre Chevènement, est un homme qui était et qui reste en avance sur son temps. »


Aisne. La candidate du MRC se présentera officiellement dans la 4e circonscription de l'Aisne pour les législatives. Elle se confie à notre titre.

MARIE-FRANÇOISE BECHTEL sera candidate sur la quatrième circonscription lors des prochaines législatives. La première vice-présidente du Mouvement républicain et citoyen, dont le président d'honneur est Jean-Pierre Chevènement, a été officiellement investie par les instances nationales, malgré les réticences des militants locaux à la tête desquels Patrick Day, le maire de Soissons. Une rencontre entre la parachutée et le premier magistrat de la cité du Vase a eu lieu jeudi dernier. Deux jours après, ils étaient assis côte à côte lors d'une conférence de presse en faveur de François Hollande. En marge de ce rendez-vous, Patrick Day ne cachait pas que Marie-Françoise Bechtel lui avait fait plutôt bonne impression : « Je suis agréablement surpris. Ce n'est pas du tout la Parisienne prétentieuse débarquant en zone rurale que j'imaginais. »


Quelles ont été les grandes étapes de votre parcours ?
Marie-Françoise Bechtel : Je suis née en Pyrénées-Orientales et j'ai fait le parcours républicain. Issue d'un milieu d'instituteurs, je suis professeure agrégée de philosophie. J'ai intégré l'Ena (promotion Voltaire de 1980 comme Hollande, Royal, Sapin ou Villepin « que je n'ai jamais vu ») via la voie interne réservée aux fonctionnaires avant de devenir membre du conseil d'État. J'ai participé à plusieurs cabinets ministériels. Auprès de Jean-Pierre Chevènement à l'Éducation nationale, je me suis notamment occupée de la question de l'enseignement privé après les grandes manifestations qui avaient entraîné la démission de Savary. C'était un dossier délicat mais passionnant. C'est là que j'ai eu le coup de foudre pour les idées de Jean-Pierre Chevènement, un homme qui était et qui reste en avance sur son temps. Puis, j'étais au cabinet de Michel Vauzelles à l'époque de la révision constitutionnelle engendrée par Maastricht. Un sujet difficile car j'étais opposée au traité. Et ensuite, de nouveau le cabinet de Chevènement lorsqu'il était à l'Intérieur. Depuis, j'ai aussi été la première femme à diriger l'Ena avant d'être virée par Raffarin, parce qu'il fallait recaser en urgence un ami de Chirac.


Comment assumez-vous votre casquette de « parachutée » ?
Les « implantés » d'aujourd'hui sont les « parachutés » d'hier. C'est une tradition de la gauche républicaine qui remonte au Front populaire qu'il y ait ainsi des accords nationaux entre les formations. Et les députés sont investis d'un mandat national. Je suis née en province, au fin fond des Pyrénées, la distance avec la capitale est beaucoup plus longue qu'entre Soissons et Paris. Le rural me parle. Je n'arrive pas ici pour planer au-dessus des militants locaux. C'est quelque chose de nouveau dans la vie, une nouvelle étape, je viens pour m'implanter. J'ai choisi de venir ici pour défendre ce territoire où se mélangent urbain et rural et où la crise à fortement frappé. Vouloir, connaître et défendre un territoire c'est une chose et les élus locaux le font très bien, mais établir le lien entre local et national, c'est autre chose.


N'avez-vous pas trouvé l'accueil, notamment des socialistes, un peu frais pour ne pas dire froid ?
Pas du tout, mais alors franchement pas du tout. Lors des dernières législatives j'ai été candidate dans l'Indre. J'ai obtenu 46 % alors que le PS m'a mis des bâtons dans les roues et qu'André Laignel organisait l'abstention dans sa ville. Ici, c'est le jour et la nuit. J'ai été très touchée par l'accueil loyal et amical par les responsables locaux et ceux de la fédération. J'ai aussi demandé à rencontrer les militants le plus vite possible (une réunion a eu lieu à la Mutualité de Soissons, samedi après-midi). Tout se déroule normalement. Quant à la question du suppléant, c'est quelque chose pour laquelle il faut prendre son temps, mais qui se fera aussi tranquillement. Je vais rapidement trouver un local personnel et un de campagne. Et je vais commencer à rencontrer, rencontrer et encore rencontrer…
 

Propos recueillis par Jean-Michel ROUSTANDImprimerRecommanderWikiodigg

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Éducation nationale / 68 postes menacés dans le primaire

Merci à Antoine Lefevre, Sénatreur Maire de Laon, qui a voté cette mesure

 

Il y aura moins d'enseignants dans les classes l'an prochain.

Il y aura moins d'enseignants dans les classes l'an prochain.


AISNE. l'Education nationale peaufine son plan de suppression de postes. Les chiffres, évoqués par les syndicats, suscitent déjà la colère.

«POUR moi, c'est une sape de plus en plus régulière de ce qui fonde l'école républicaine et le métier d'enseignant. C'est gravissime. J'ai l'impression que l'on vide la substance des valeurs de l'école », estime Brigitte Fournié-Turquin, retraitée de l'Éducation nationale et élue d'opposition à Laon. Elle vient de manifester sa colère lors du dernier conseil municipal de la ville préfecture.
Pour l'instant, les chiffres sont officieux. Selon les syndicalistes, l'Aisne serait concernée par la suppression de 68 postes dans le primaire pour 83 dans la Somme et l'Oise. L'an dernier, l'Aisne avait été affectée par un trait de plume rayant cinquante postes. Cette fois, les mesures prévues seraient encore plus rudes. « C'est catastrophique et inacceptable », dénonce Jean-Pierre Clavere, du Syndicat national des instituteurs et professeurs des écoles.
Dans le département, 190 élèves en moins sont attendus dans les classes du premier degré pour atteindre, à la prochaine rentrée, 53 139 scolarisés.
Le nouveau plan se décompose ainsi : 57 enseignants en moins avec les remplaçants, les conseillers pédagogiques, les enseignants spécialisés dans les réseaux d'aides aux enfants en difficulté, plus davantage ciblés. « Cela ne correspond pas à un nombre de fermeture de classes. Il y aura aussi des ouvertures », prévient l'inspecteur d'académie, Jean-Luc Strugarek.

Pire que la saignée de l'an dernier


L'économie de moyens passe également par une dizaine d'intervenants en langue qui ne seraient plus appelés à rencontrer les élèves.
« Le gouvernement veut supprimer des fonctionnaires et ne se soucie pas des conséquences sur le terrain », s'insurge Régis Douchain, du Syndicat général de l'Éducation nationale CFDT.
Treize postes administratifs sont ainsi menacés dans l'Académie avec des retombées concrètes dans les services départementaux des Inspections.
Dans le secondaire (collèges, lycées et lycées professionnels), la potion risque d'être particulièrement amère. Ce sont 242 postes qui sont visés en Picardie au lieu de 198 l'année précédente. « Nous disions déjà que c'était une saignée. Cela va être pire. Tout le monde s'interroge dans les établissements », s'inquiète Sébastien Lequien, syndicaliste.
Pour obtenir des confirmations officielles, il faut attendre la tenue de réunions prévues, le 27 janvier pour le second degré, le 14 février pour le premier degré. La dernière, le 23 février, avec le conseil départemental de l'Éducation nationale, sera la plus décisive. D'ici là, l'inspection académique souligne que la réflexion se poursuit. « Il y a certainement des informations sur les effectifs dont nous ne disposons pas », avance Jean-Luc Strugarek.

Th. de LESTANG PARADE


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