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Conférence de presse départementale du MRC 2 juillet 2010 Programme de salut public et présidentielles de 2012 La Fédération de l’Aisne du Mouvement Républicain et Citoyen a tenu son congrès départemental le mardi 15 juin. Le Congrès s’est félicité du résultat des élections régionales, de la victoire de la liste de rassemblement de la gauche, de Claude GEWERC, qui a permis, dans l’Aisne, l’élection de Michel Vignal. Les délégués des comités locaux ont élu le secrétariat départemental et les délégués au congrès national qui sont aujourd’hui présents : Laurent ELIE (Maire adjoint à Jeantes et membre du bureau de la Communauté de Communes du Pays des rois Rivières), Alain et Marie-France LANQUETIN, Evelyne COUVREUR (conseillère municipale de Soissons), Frédéric RADIX (conseiller municipal de Laon) et Bertrand BRULLER. L’essentiel du congrès départemental a été consacré au débat, sur les textes soumis aux votes des adhérents : - Le programme de salut public - La motion d’Orientation Ils ont été adoptés à l’unanimité avec différents amendements. Le Congrès National des 26 et 27 juin 2010 à Paris a permis de poursuivre le débat et d’adopter nos orientations pour les deux années qui viennent. Et ce, dans la perspective de l’élection présidentielle de 2012. Michel VIGNAL a été élu secrétaire national. I- LE MRC A ADOPTE UN PROGRAMME DE SALUT PUBLIC a) Pourquoi le salut public ? C’est une expression qui date de la révolution française. Aujourd’hui, face à la crise du capitalisme financier mondialisé, une crise économique et sociale qui est encore largement devant nous, la France et la zone euro sont prises en étau d’une part par la Chine et les pays à bas salaire et d’autre part par les Etats-Unis compétitifs sur la base de leur dollar faible. Ce salut public, c’est un programme pour mobiliser les citoyens autour d’un projet dont le but est de faire reculer la domination de l’aristocratie financière en Europe. La France a tout de même perdu 420.000 emplois en 2009. Nous voulons établir une France Républicaine, fière de ses valeurs. Nous souhaitons que la Gauche se mette à la hauteur des enjeux. b) Les grands axes C’est le sens de notre programme de salut public que notre congrès a choisi d’adopter. Parmi les 40 propositions qu’il contient, je veux citer quelques grands axes qui ont paru significatifs aux délégués de l’Aisne: - Nous voulons un gouvernement économique de la zone euro qui s’affranchisse des règles absurdes qui la mettent aujourd’hui en péril. Il faut une politique monétaire au service de la croissance et de l’emploi, non une politique monétaire d’accompagnement du marché. - Nous voulons mettre un terme à la dictature du capitalisme financier en proposant, notamment, la nationalisation du crédit. Le crédit doit être envisagé pour ce qu’il est : un bien public qui ne saurait être abandonné à des intérêts privés. Ce n’est pas une position dogmatique : nous sommes instruits par l’expérience et nous avons vu ce qu’ils en ont fait. - Nous voulons une politique industrielle volontariste, convaincus que la force de l’économie réside d’abord dans la production, la recherche et l’innovation. Nous devons revenir à cette grammaire : les pays qui tirent leur épingle du jeu sont précisément ceux qui font de l’industrie une priorité. - Nous voulons une école de l’instruction et de la transmission des savoirs. Elle est un pari sur l’avenir, le moyen de former des citoyens libres disposant d’un esprit critique, capable de participer à la prospérité du pays. - Nous voulons une citoyenneté qui articule la réciprocité des droits et devoirs. Oui, nous assumons pleinement la sécurité dont doivent jouir tous les citoyens. Celle-ci ne doit pas être l’otage des émotions souvent instrumentalisées par le gouvernement. C’est tout le sens de la discipline républicaine. - Nous vouons une société débarrassée des fantasmes communautaires. Pour cela, notre Nation doit faire vivre son modèle de laïcité que la logique libérale met chaque jour en péril par l’individualisme triomphant. L’atomisation de la société se nourrit de l’incapacité de la France à accepter son propre destin : celle de la communauté des citoyens, libérée de l’obsession des origines. Notre modèle républicain est le meilleur antidote à toutes les conceptions communautaristes, de droite comme de gauche. II- L’ORIENTATION STRATEGIQUE : 2012 : LE DEBUT DE LA RECONQUETE DE NOTRE DESTIN 1- La question centrale est de sortir la France et l’Union Européenne de l’impasse, de l’étau où elles sont enfermées. La zone euro est étranglée par : - la pression des pays à très bas salaires : nous sommes favorables à une protection commerciale à l’entrée de l’Union Européenne pour établir une concurrence loyale. - La dévaluation compétitive du dollar, du Yuan chinois et de la livre britannique qui rendent leurs exportations plus compétitives que les produits de la zone euro : Il faut un euro à 1 dollar. - La spéculation des marchés financiers : la danse du scalp autour de la Grèce fragilise l’Europe alors que l’Allemagne de madame MERKEL ne veut pas abandonner sa politique de déflation salariale et d’abaissement de la protection sociale, et impose une réduction excessive des dépenses publiques et donc empêche la relance par l’augmentation de la demande et par conséquent la croissance en Europe. Face à cela, la France doit parler fort, faire des réformes structurelles contenues dans notre programme de salut public. 2-La Gauche doit se mettre à la hauteur de l’enjeu Elle ne gagnera pas en 2012 sur le seul rejet de Nicolas SARKOZY. Nous avions répondu oui aux primaires de toute la gauche dés lors qu’un contenu politique commun précéderait les primaires. Or, nous n’avons pu discuter d’une charte politique commune et d’un projet de gouvernement alternatif avec le parti socialiste. Nous ne pouvons continuer à participer aux primaires puisqu’il n’y a pas de discussion sur les questions de fond sur l’Europe et la globalisation financière. Pour défendre notre modèle social, pour retrouver emploi et justice sociale, il faut de la croissance. Pas de solution sans remettre en cause les fondamentaux libéraux, de libre concurrence et libre échange, de la construction européenne. Le P.S. a beaucoup de mal à le faire, puisque la majorité des socialistes a accepté le traité de Lisbonne qui est très libéral. L’Europe doit être démocratique et s’appuyer sur ses peuples et ses nations. Le fédéralisme sert les intérêts financiers et les milieux libéraux. La démocratie est d’abord dans les nations qui doivent coopérer entre elles au sein de l’Union Européenne. C’est cela la question de fond pour le MRC ! En outre, les primaires socialistes perdent leur sens puisque Martine AUBRY, Dominique STAUSS-KAHN et Ségolène ROYAL disent vouloir s’entendre avant le vote. Il n’y aura plus de débat sur le fond possible dans ses conditions. 3-Devant tant d’incertitudes, le mrc a décidé, et les délégués de l’aisne ont voté cette orientation, de faire bouger les lignes et de se préparer à présenter un candidat républicain aux présidentielles. Jean-Pierre CHEVENEMENT s’est dit disponible. Son expérience, sa stature d’homme d’Etat, sa probité et sa clairvoyance sont des atouts. Il est convaincu que l’Homme doit l’emporter sur la finance. Jean-Pierre CHEVENEMENT va animer le débat, proposer nos solutions et prendre sa position définitive dans un an. Notre perspective reste le rassemblement de la Gauche. Nous étions d’ailleurs favorables et prêts à participer à des Assises de toute la Gauche. Après 2012, il faudra bien penser à cette refondation de toute la Gauche que nous avons souhaité depuis 2 ans, et que les autres partis n’ont pas voulue. Pour 2012, nous allons agir pour mettre la Gauche à la haute des enjeux. Jean-Pierre CHEVENEMENT et le MRC, du refus du traité de Maastricht en 1992 dont tout le monde peut voir aujourd’hui les faiblesses, au NON au traité de Lisbonne en 2008, ont été clairvoyants. Nous sommes bien placés pour offrir à notre pays, un nouveau chemin, un nouveau destin. Nous allons nous y employer. |